La rentrée charrie chaque année son lot de sacs à dos identiques, uniformes, presque interchangeables d’un rayon à l’autre. Puis il y a ces objets qui refusent obstinément la norme et qui, année après année, rappellent qu’un accessoire du quotidien peut aussi raconter une histoire. C’est exactement le pari que renouvelle Eastpak avec Walter Van Beirendonck depuis plus de vingt ans.
Pour cette rentrée de septembre 2026, le duo ne se contente plus de dessiner un visage effrayant sur une façade matelassée : le monstre gagne des bras, des jambes, et même une glacière planquée dans ses membres inférieurs. Un sac à dos qui frôle presque la créature vivante, et qui prouve une fois de plus que la fantaisie la plus débridée peut cacher une vraie réflexion sur l’usage.
- Le Walter Pak’r 3057 (189 €) intègre des mains détachables en pochettes et des jambes formant un compartiment isotherme.
- La collaboration Eastpak x Walter Van Beirendonck existe depuis plus de vingt ans, débutée avec le premier Monster Backpack en 2004.
- La collection, disponible depuis le 8 septembre 2026, propose aussi des modèles plus sobres comme le Walter Faux Leather (149 €) et le Walter Pak’r classique (99 €).
Quand un sac à dos devient une créature à part entière
L’histoire entre Eastpak et le créateur belge ne date pas d’hier. Le premier Monster Backpack est apparu en 2004, avec des yeux expressifs, des oreilles pointues et une rangée de dents qui a marqué toute une génération de collégiens. Le concept a ensuite été réinterprété en 2014 dans le cadre de l’Artist Studio de la marque, avant de refaire surface au début de l’année 2026 sur les podiums parisiens, lors du défilé SCARE the CROW / SCARECROW de Walter Van Beirendonck.
Cette version reprenait alors la silhouette familière du Padded Pak’r, dans des coloris monochromes plus sages. Vingt ans après ses débuts, le Monster ne se contente donc plus d’un simple lifting esthétique : il change littéralement de nature, et cette rentrée marque un tournant dans cette collaboration culte.
Des mains et des jambes qui ne sont pas là pour décorer
Le nouveau Walter Pak’r 3057 ne se limite plus à une tête de monstre greffée sur sa façade. Il reçoit des bras, des mains et de longues jambes qui lui donnent une silhouette presque humaine, ou extraterrestre selon l’angle de vue. Ces appendices ne sont pourtant pas de simples ornements : les deux mains détachables se transforment en pochettes capables d’accueillir un téléphone ou un portefeuille, tandis que la partie inférieure amovible fait office de compartiment isotherme. On glisse son ordinateur portable dans le sac, et quelques boissons fraîches dans les jambes du monstre, un détail suffisant pour lancer la conversation dans le métro. Proposé en rouge et en noir pour 189 €, ce modèle conserve tout ce que l’on attend d’un Eastpak digne de ce nom : un compartiment pour ordinateur de 14 pouces, des poches latérales pour les bouteilles, un dos rembourré et des bretelles confortables, sans oublier le porte-clés Walterman rouge qui signe la collaboration.



Pour ceux qui préfèrent une créature plus discrète, la collection propose des alternatives plus faciles à porter au quotidien. Le Walter Faux Leather reprend le sac de l’Artist Studio 2014, cette fois en similicuir noir monochrome, avec un compartiment 14 pouces, deux porte-bouteilles et une poche zippée dans le dos, pour 149 €. Le Walter Pak’r classique reste disponible en vert à 99 €, sans bras ni jambes, mais toujours identifiable au premier regard. La marque ajoute aussi un Carry Bag pensé pour les escapades du week-end, avec des éléments détachables inspirés du Monster, et un Walter Mini Bag en bandoulière à 99 €, doté d’une main surdimensionnée transformée en pochette.
L’avenir d’un monstre qui n’a pas fini de surprendre
En vingt ans, le Monster d’Eastpak est passé d’un simple visage cousu sur un sac à dos matelassé à une véritable créature modulable, capable de transporter un ordinateur autant que des boissons fraîches. Cette progression n’est pas anodine : elle confirme que Walter Van Beirendonck et la marque ont trouvé une formule qui fonctionne, mêlant audace créative et praticité bien réelle. Difficile de dire à quoi ressemblera la prochaine mutation de cette créature increvable, mais l’historique de la collaboration laisse penser qu’elle continuera d’évoluer plutôt que de se répéter.
La nouvelle collection Walter Van Beirendonck x Eastpak est disponible depuis le 8 septembre 2026 sur le site de la marque et chez une sélection de revendeurs. En cette rentrée, les monstres ne sont donc plus seulement sortis du placard : ils sont prêts à suivre leur propriétaire partout, glacière comprise. Reste à savoir jusqu’où cette créature ira la prochaine fois qu’elle décidera de changer de peau.








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