Un petit briquet classique peut voyager en avion, mais ni dans la valise cabine ni dans la soute : l’unique endroit où il ...

Un petit briquet classique peut voyager en avion, mais ni dans la valise cabine ni dans la soute : l’unique endroit où il reste autorisé

Mise à jour : 20 août 2026

Un briquet Bic glissé au fond d'une valise enregistrée : le geste paraît anodin, il est pourtant strictement interdit. La seule façon de faire voyager cet objet du quotidien reste de le garder sur soi, dans une poche, en cabine. Nulle part ailleurs.

Cette règle, beaucoup de voyageurs la découvrent trop tard, au moment où leur bagage est ouvert et fouillé sur le tapis de tri. Une règle fondamentale s'applique : un seul briquet est autorisé par passager, et celui-ci doit être transporté sur soi, dans une poche, jamais dans les bagages. Concrètement, cela signifie qu'un briquet classique à gaz liquéfié, type Bic ou similaire, n'a le droit de cité qu'à un seul endroit : la poche du pantalon ou de la veste du passager. Pas dans le sac à dos posé sous le siège, pas dans la valise cabine calée dans le coffre à bagages, et surtout pas dans la valise confiée aux agents au comptoir d'enregistrement.

À retenir

  • Où les autorités internationales cachent-elles la vérité sur les briquets en avion ?
  • Pourquoi votre briquet disparaît au tri des bagages
  • La règle que ignorent 9 voyageurs sur 10

Pourquoi la soute est totalement exclue

La logique derrière cette interdiction tient en une phrase : personne ne surveille ce qui se passe dans le ventre de l'avion pendant le vol. Les bagages en soute subissent de fortes variations de pression et de température, et un briquet à gaz ou à essence peut fuir ou exploser. Un briquet oublié au fond d'une trousse de toilette, coincé entre deux pulls, devient alors un risque impossible à détecter avant qu'il ne soit trop tard. En cabine, un membre d'équipage peut réagir en quelques secondes face à un départ de feu. En soute, aucune intervention humaine n'est possible avant l'atterrissage.

Cette différence de traitement entre cabine et soute n'est pas propre à une compagnie ou à un aéroport français. Elle découle des normes fixées au niveau mondial par l'Organisation de l'aviation civile internationale et par l'Association du transport aérien international, ensuite reprises et appliquées en France par la Direction générale de l'aviation civile. Les interdictions sont établies par des organismes internationaux (OACI, IATA) puis reprises par les autorités nationales, par exemple la DGAC en France. qu'on décolle de Roissy, de Marseille ou de Toulouse, la règle ne change pas d'un iota.

Un seul briquet, et uniquement sur soi

Le cadre est précis, presque chirurgical. Un seul briquet jetable ou rechargeable à gaz est généralement autorisé par passager, et il doit être transporté sur soi, jamais dans un sac cabine ni dans un bagage en soute. Voyager en famille ne change rien à l'affaire : chaque personne, adulte comme adolescent fumeur, doit porter son propre exemplaire, sans mutualisation possible entre membres d'un même groupe. Le briquet doit rester visible et accessible, glissé dans une poche, jamais enfoui dans un bagage quel qu'il soit.

Les modèles concernés sont les briquets à gaz liquéfié classiques, ceux qu'on trouve en supermarché ou en tabac-presse. Les briquets à essence type Zippo font l'objet d'un régime à part : les briquets à essence sont interdits, sauf cas particulier, par exemple un Zippo vidé de tout carburant. Quant aux briquets torches ou tempête, ceux qui produisent une flamme puissante utilisée pour le camping ou le bricolage, ils n'ont droit à aucune tolérance : interdits partout, en cabine comme en soute, à cause de leur flamme puissante.

Ce qui se passe quand le briquet est repéré au tri bagages

Dans la pratique, les scanners qui passent au crible les valises enregistrées repèrent régulièrement des briquets oubliés. La procédure est alors systématique : le bagage suspect est mis de côté, ouvert par les agents de sûreté, et l'objet incriminé retiré avant que la valise ne reparte vers l'avion. Ce contrôle supplémentaire prend du temps, et il n'est pas rare qu'il retarde le chargement du vol, en particulier lorsque plusieurs bagages sont concernés sur un même départ. Le passager, lui, ne récupère généralement jamais son briquet : une fois confisqué, l'objet est détruit ou jeté, sans recours possible.

Ce scénario se répète chaque jour dans les aéroports français, souvent par simple étourderie plutôt que par mauvaise foi. On glisse un briquet dans une trousse de toilette par réflexe, exactement comme on y range un tube de dentifrice, sans penser une seconde à la réglementation aérienne. Les briquets et allumettes font l'objet d'une réglementation particulière en raison de leur nature inflammable, et cette spécificité échappe à beaucoup de voyageurs occasionnels, davantage habitués à retenir la règle des liquides limités à 100 ml qu'à celle, plus discrète, concernant les objets à flamme.

Un détail mérite d'être signalé : cette tolérance pour un briquet en cabine n'est pas universelle. Certaines compagnies, à l'image de TAP Portugal, appliquent une politique plus stricte que la moyenne. TAP Portugal interdit complètement les briquets, que ce soit en cabine ou en soute. Avant de préparer ses bagages, un rapide coup d'œil aux conditions spécifiques de sa compagnie aérienne évite bien des désagréments, surtout sur les compagnies low-cost, souvent plus rigides que les transporteurs traditionnels sur ce type de détail.

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