Ma voisine referme toujours les crochets de ses soutiens-gorge avant de les jeter dans le tambour et ce n'est pas pour les...

Ma voisine referme toujours les crochets de ses soutiens-gorge avant de les jeter dans le tambour et ce n'est pas pour les protéger eux

Mise à jour : 14 septembre 2026

Ma voisine referme systématiquement les agrafes de ses soutiens-gorge avant de les jeter dans le tambour. Ce n'est pas pour préserver sa lingerie : c'est pour épargner tout le reste de la lessive.

Ouverts, ces petits crochets métalliques ou plastiques tournent librement dans l'eau savonneuse et se comportent comme de minuscules hameçons. Les agrafes d'un soutien-gorge s'accrochent facilement au reste de la lingerie ou aux vêtements pendant le lavage, qu'il se fasse à la main ou en machine. Un collant fin, un tee-shirt en jersey délicat ou une chemise de nuit peuvent ressortir troués sans qu'on comprenne pourquoi.

La faute revient presque toujours au même coupable : un crochet resté ouvert.

Le réflexe existe depuis longtemps chez les couturières et dans les pressings, bien avant que les filets de lavage ne se généralisent dans les foyers. Attacher les crochets avant de mettre le soutien-gorge dans la machine à laver évite que les crochets ne se collent à d'autres vêtements et ne les abîment. Le geste ne coûte rien et prend trois secondes. Il s'applique aussi bien à un lavage en machine qu'à un rinçage à la main, dans une bassine partagée avec d'autres pièces.

Le tambour brasse le linge à grande vitesse, surtout pendant l'essorage. Un crochet ouvert profite de ce mouvement pour se ficher dans une maille et tirer dessus jusqu'à créer un accroc net, parfois un vrai trou.

Résultat : un collant neuf filé dès le premier lavage partagé.

À retenir
  • Les crochets ouverts d'un soutien-gorge s'accrochent aux autres vêtements pendant le lavage et créent des accrocs nets dans les mailles fines
  • Fermer les agrafes avant le lavage limite presque à zéro le risque de dommages aux textiles délicats comme les collants et dentelles
  • Un crochet ouvert qui heurte régulièrement d'autres pièces finit par se tordre ou se casser, réduisant la durée de vie du soutien-gorge

Le tambour, un terrain miné pour les mailles fines

Les mailles fines sont les premières victimes de ce phénomène : dentelle, tulle, collants ou pulls en maille légère. Pour les soutiens-gorge à armatures, un filet à linge spécial empêche les armatures métalliques de se détacher et d'endommager le lave-linge ou d'autres articles de linge. Même sans armature, un crochet ouvert suffit à faire des dégâts sur ces textiles délicats.

Le filet à linge reste la meilleure protection complémentaire, mais il ne dispense pas de fermer les agrafes avant d'y glisser le soutien-gorge. Un filet doublé évite que bretelles et crochets ne s'emmêlent avec le reste du linge, en empêchant les crochets de dépasser et de s'accrocher aux autres vêtements. Combiner les deux gestes, agrafe fermée et filet fermé, limite presque à zéro le risque d'accroc. Beaucoup d'enseignes de lingerie recommandent cette double précaution directement sur leurs étiquettes d'entretien.

Les pressings racontent tous la même scène : un collant neuf ressort filé après un unique passage en machine, aux côtés d'un soutien-gorge resté ouvert. Le crochet est accusé, le filet absent, et la maille a cédé.

Fermer l'agrafe, un geste qui prolonge aussi le soutien-gorge

Ce geste profite aussi, en creux, au soutien-gorge lui-même.

Une agrafe ouverte qui heurte d'autres pièces à répétition finit par se tordre ou se casser. L'élastique a besoin de 24 heures de repos entre deux ports, et avoir trois soutiens-gorge en rotation triple leur durée de vie. Un choc mécanique répété en machine use les fibres bien plus vite qu'un simple port. Fermer les crochets limite ces micro-chocs à chaque cycle de lavage.

Il ne faut jamais laver un soutien-gorge à plus de 30 degrés, armature et dentelle comprises. Un lavage plus chaud attaque à la fois le tissu et la mémoire de forme des bonnets.

Le filet, la lessive douce et l'air libre : le trio gagnant

La fréquence recommandée est de trois à quatre ports entre deux lavages pour un soutien-gorge, contre un lavage après chaque utilisation pour les culottes. Le filet reste indispensable pour les modèles à armature, en dentelle ou en soie, des matières que la friction du tambour agresse en priorité. L'assouplissant détruit l'élasticité et imperméabilise les fibres, tandis que le sèche-linge déforme les bonnets et détruit l'élasthanne. Sécher à plat, loin d'un radiateur, reste la règle la plus simple à retenir.

Chez les merciers, les crochets de rechange se vendent par lots, preuve que l'agrafe cassée reste un motif fréquent de réparation. Des lots de crochets transparents pour soutien-gorge existent pour remplacer les agrafes usées ou ajuster la taille de la lingerie.

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