Dans un hôtel 4 étoiles parisien, la taxe de séjour s’élève à 8,45 € par adulte et par nuit. Plus de la moitié de cette somme (5,20 €) est une surtaxe régionale de 200 %, destinée à financer les transports franciliens. Une chambre réglée en ligne plusieurs semaines à l’avance peut donc voir apparaître, au moment de payer la note, une ligne que personne n’avait anticipée.
Pour un 4 étoiles, 2,60 € de base deviennent 8,45 €.
- La taxe de séjour parisienne s’élève à 8,45 € pour un 4 étoiles, dont 5,20 € de surtaxe régionale de 200 % destinée aux transports franciliens.
- Pour un couple en palace pendant 3 nuits, la facture de taxe atteint 95,58 €, dont 58,86 € de surtaxe Île-de-France Mobilités.
- La taxe doit figurer sur une ligne à part de la facture : vérifiez le nombre d’adultes, de nuits et le tarif correspondant à la catégorie de l’établissement.
Quatre couches de taxe sous un seul libellé
La taxe de séjour parisienne se construit par empilement. Au tarif municipal s’ajoutent 10 % pour le département, 15 % pour la Société du Grand Paris, puis 200 % au profit d’Île-de-France Mobilités. Le tout revient à multiplier la taxe de base par 3,25. Les textes font remonter cette surtaxe de 200 % à janvier 2024, alors que la fiche de service-public.gouv.fr sur le barème 2026 évoque une application depuis 2025, un décalage qui tient vraisemblablement à la transition des modes de collecte.
Le barème officiel 2026 donne l’échelle : 1,00 € de base pour un 2 étoiles (3,25 € au total), 1,70 € pour un 3 étoiles (5,53 €), 3,60 € pour un 5 étoiles (11,70 €) et 4,90 € pour un palace (15,93 €).
Une précision évite un contresens fréquent. Les 200 % portent sur la taxe de séjour elle-même, pas sur le prix de la chambre, ni sur le total déjà majoré. Pour un couple en 4 étoiles pendant trois nuits, la facture de taxe atteint 50,70 €, dont 31,20 € de surtaxe Île-de-France Mobilités.
Pourquoi la surprise tombe au départ
Une réservation payée d’avance sur une plateforme ne couvre pas toujours cette taxe. Selon les conditions de l’offre, elle est incluse dans le prix ou réclamée sur place, à la réception, au moment de régler. Le voyageur est le redevable, l’hôtelier (ou la plateforme) se contente de la collecter et de la reverser à la Ville. Seuls les adultes la paient : les moins de 18 ans en sont exonérés.
Total pour 2 adultes en palace sur 3 nuits : 95,58 €.
Les logements non classés, type meublés de location, suivent une autre règle. La taxe y représente 5 % du prix HT de la nuit par personne, multipliés par 3,25, avec un plafond fixé à 15,93 € depuis le 1er janvier 2026. Sur une nuit à 90 € HT par personne, cela donne 14,63 €, soit 58,52 € pour deux adultes en deux nuits. Le plafond s’applique à partir d’environ 98 € HT par personne et par nuit.
Ce qu’il faut relire avant de signer la note
La taxe de séjour doit figurer sur une ligne à part. Il suffit de vérifier trois chiffres : le nombre d’adultes facturés, le nombre de nuits et le tarif correspondant à la catégorie de l’établissement.
Pour 2 adultes, 2 nuits, en 3 étoiles : 22,12 €.
Si le montant diverge, la question se pose d’abord à la réception, car l’établissement applique un barème qu’il ne fixe pas lui-même. Les sommes en jeu sont considérables : Île-de-France Mobilités a indiqué que cette taxe additionnelle avait rapporté 432,5 millions d’euros en 2025, un chiffre qui inclut des montants liés à la transition des procédures de collecte. Garder la confirmation de réservation permet de comparer la catégorie annoncée et celle de la note.
Un amendement déposé à l’Assemblée nationale en 2024, dans le contexte des Jeux, proposait de porter la surtaxe à 400 %, 500 %, 600 % voire 1 000 % selon la catégorie. Le barème 2026 reste calé sur 200 %, et la taxe maximale d’un palace parisien plafonne à 15,93 € par adulte et par nuit.
Sources : entreprendre.service-public.gouv.fr | assemblee-nationale.fr | ulysse.com







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