Une housse de couette dont l’ouverture reste béante se comporte comme un filet dès que le tambour tourne : elle capture tout ce qui passe à proximité. Taies d’oreiller, petits draps, chaussettes égarées, tout finit par s’y engouffrer. Votre grand-mère, qui boutonnait chaque bouton avant de lancer la machine, ne faisait donc pas de zèle.
Le test se fait au moment de vider le tambour.
- Une housse ouverte capture les petits vêtements et les compacte, les laissant mal lavés et humides à la sortie du tambour
- Fermer les boutons réduit l’effet poche et protège également les boutons du détachement pendant le cycle
- Retourner la housse, l’enfermer dans un filet ou nouer ses coins prévient l’enchevêtrement du linge fin
Une poche de plus de deux mètres, ouverte en plein lavage
Une housse de couette, c’est un grand rectangle de tissu ouvert sur un côté. Les mouvements du tambour, la rotation, l’inversion de sens, l’essorage, resserrent encore le linge coincé à l’intérieur. Plus le cycle avance, plus la boule se compacte. À l’essorage, la centrifugation finit de tout tasser.
Piégé dans la housse, le linge ne bouge plus et tourne en bloc, compressé, bien moins lavé que s’il était libre. Le rinçage souffre aussi, parce que l’eau a du mal à traverser cette masse compacte.
Les petites pièces sont les premières victimes. Chaussettes, culottes, petits vêtements : mélangés à une housse, ils finissent forcément coincés dedans. Il faut alors plonger dans la couette pour tout récupérer, et cela recommence à chaque changement de housse.
Ce que révèle la sortie du tambour
Le linge ressort froissé, mal lavé, et parfois encore humide, même après un cycle complet de sèche-linge.
Une chaussette roulée en boule au fond d’une housse n’a quasiment aucune chance. L’eau savonneuse la traverse à peine, la lessive s’y dépose au lieu de s’évacuer, et l’essorage la comprime encore plus. Les mailles gardent alors une odeur de renfermé que la machine n’a pas su chasser. Un lavage de plus, et c’est tout le cycle qui était à refaire.
Les boutons ouverts posent un second problème, plus discret. Ils peuvent accrocher d’autres textiles et abîmer le tissu pendant le brassage. Les fermer évite aussi qu’ils se cassent.
Même constat côté vendeurs de linge de maison. Un revendeur de housses boutonnées recommande de fermer les boutons au lavage pour éviter que d’autres textiles s’emmêlent avec eux, ce qui préserve la housse et facilite le repassage.
Les gestes qui évitent la boule
Le premier tient en une minute : fermer boutons, pressions ou fermeture éclair. La Compagnie du Blanc donne la même consigne. Une ouverture réduite limite l’effet poche, même si toutes les housses ne se ferment pas complètement.
Retourner la housse ajoute une sécurité. L’ouverture se retrouve alors vers l’intérieur, ce qui réduit mécaniquement l’effet poche. Le geste protège aussi les boutons du passage en machine.
Pas de boutons du tout ? Un petit nœud avec les coins suffit à maintenir l’ouverture fermée. Plier la housse en accordéon enferme aussi l’ouverture, ce qui empêche taies et drap-housse de s’y glisser.
Reste à choisir ce qu’on met avec. Laver les taies dans un filet à linge fermé, ou laver la housse seule, règle le problème. La Compagnie du Blanc conseille même de glisser la housse dans un filet de lavage pour qu’elle n’avale pas le reste du tambour. Sans oublier de ne pas surcharger la machine.
Une housse qui se lave seule, c’est aussi un lavage plus efficace. Elle doit pouvoir circuler librement dans le tambour pour bien se laver. Le rythme conseillé pour la plupart des foyers est un lavage toutes les deux semaines.
Les housses à ouverture en bas, dites « cheminée », n’ont aucun système de fermeture. Leur ouverture, large et permanente, aggrave l’effet poche. Pour elles, le nœud ou le pliage en accordéon deviennent les seuls remparts, et le filet pour les chaussettes un complément à ne pas négliger.
Sources : comment-economiser.fr | lacompagniedublanc.com






Laisser un commentaire