Nike ACG vient de dévoiler sa collection Holiday 2026, dominée par des teintes violettes qui détonnent avec les codes habituels de l’outdoor technique. Dans cette gamme, une pièce retient particulièrement l’attention: une veste en duvet qui ne pèse que 255 grammes, un poids digne d’un simple coupe-vent.
Ce qui intrigue davantage, c’est ce qu’elle cache dans son garnissage. Nike y a glissé de l’or recyclé, récupéré sur des déchets électroniques, pour revoir entièrement la manière dont un duvet technique résiste à l’humidité. Entre philosophie outdoor et innovation presque improbable, la Lava Flow Ultralight mérite qu’on s’y attarde.
- La Lava Flow Ultralight utilise la technologie ExpeDRY Gold, qui fixe des particules d’or recyclé issues de déchets électroniques sur le duvet pour l’empêcher de s’agglutiner sous l’humidité.
- La veste pèse environ 255 grammes en taille homme M (217 grammes en taille femme S) et se compresse à un volume plus petit qu’une bouteille de 32 onces.
- Proposée à 399,99 euros, elle fait partie de la collection Holiday 2026 de Nike ACG, développée après un séjour de l’équipe dans le Yunnan en Chine.
ACG Lava Flow Ultralight, l’aboutissement d’une philosophie outdoor Nike
Pour qui suit un peu l’actualité Nike, la ligne ACG n’a rien d’un gadget marketing. C’est le laboratoire outdoor de la marque, celui qui pense l’équipement pour des conditions réellement hostiles plutôt que pour un simple trajet domicile-bureau sous la pluie. La collection Holiday 2026 s’inscrit dans cette logique, puisqu’elle a été pensée après un séjour de l’équipe ACG dans le Yunnan, en Chine, confrontée à la pluie, à la neige, au verglas et à des conditions changeantes en haute altitude. De ce terrain d’essai grandeur nature sont nées des couleurs inspirées du granite et des ciels alpins locaux, mais surtout une exigence précise: concevoir une doudoune capable d’isoler un maximum tout en pesant un minimum.
C’est exactement l’enjeu de la Lava Flow Ultralight, présentée par Nike comme la veste au meilleur rapport chaleur-poids jamais conçu par la marque. On est loin du doudounage épais que l’on associe parfois, à tort, à la chaleur efficace. Ici, la logique est inverse: offrir une protection thermique sérieuse sans jamais alourdir la silhouette, dans une approche minimaliste qui parle autant aux amateurs de randonnée qu’à ceux qui veulent simplement une veste d’hiver qui ne les encombre pas.
ExpeDRY Gold, quand l’or recyclé réinvente le duvet technique
Voici la partie qui change tout. Le duvet d’oie utilisé sur la Lava Flow affiche un pouvoir gonflant de 1 000 cuin, un indicateur qui mesure la capacité du duvet à capter l’air et donc à isoler du froid. Ce qui change la donne, c’est la technologie ExpeDRY Gold que Nike applique à ce duvet. Concrètement, la marque fixe de minuscules particules d’or recyclé, issues de déchets électroniques, directement sur les plumes. L’objectif est simple à comprendre: empêcher le duvet de s’agglutiner sous l’effet de la transpiration ou de l’humidité ambiante, un phénomène qui réduit drastiquement l’efficacité thermique d’une veste une fois mouillée.
Sur son site officiel, Nike compare ce système à la fourrure des ours polaires, capable de retenir la chaleur corporelle tout en séchant rapidement. L’image est parlante et elle a le mérite d’expliquer simplement un procédé qui reste, sur le papier, assez pointu. Cette technologie n’est d’ailleurs pas totalement inédite: elle avait déjà fait ses preuves sur la veste Lava Loft, lancée lors du China International Import Expo à Shanghai et portée par des athlètes comme Caleb Olson et Eliud Kipchoge. Associée au Therma-FIT ADV, le système d’isolation maison de Nike, et à un extérieur déperlant en tissu indéchirable, la Lava Flow Ultralight coche toutes les cases d’une veste pensée pour l’exploration plutôt que pour le simple style urbain.



Une pièce taillée pour la performance et le marché premium outdoor
Sur le papier, les chiffres impressionnent. Le modèle homme en taille M affiche un poids d’environ 255 grammes, contre 217 grammes pour la version femme en taille S. La veste se replie d’ailleurs dans sa propre poche et se compresse jusqu’à un volume plus petit qu’une bouteille de 32 onces, un argument qui parlera à tous ceux qui en ont assez de sacrifier de la place dans leur valise pour une doudoune encombrante. Côté finitions, on retrouve une capuche ajustée, un zip à double sens, un cordon élastique à l’ourlet et des motifs réfléchissants, autant de détails qui trahissent une pièce pensée pour être portée en superposition, sur une première couche ou sous une veste extérieure plus technique.
Affichée à 399,99 euros, la Lava Flow Ultralight se positionne clairement sur le segment premium de l’outdoor. Un conseil au passage pour ceux qui hésitent sur ce type d’achat: une doudoune ultralégère n’a d’intérêt que si elle s’intègre dans un système de superposition cohérent, pas si elle reste portée seule par grand froid. Dans la gamme ACG Lava, qui comprend aussi un gilet et d’autres déclinaisons vendues entre 225 et 400 euros, la Lava Flow Ultralight joue clairement la carte de la pièce technique haut de gamme, à rapprocher de la Misery Ridge GORE-TEX, l’autre star de cette collection Holiday 2026, pensée elle pour l’étanchéité totale plutôt que pour la légèreté.



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