Le ramassage de sable, de galets et de coquillages sur les plages est interdit en Sardaigne par une loi régionale de 2017. L’amende va de 500 à 3 000 euros pour toute personne surprise avec ces éléments prélevés sur les plages de l’île. Un petit flacon posé sur l’étagère au retour des vacances entre donc dans le champ de la loi, et l’aéroport est l’endroit où l’on se fait prendre.
Sable, galets et coquillages sont visés par la même interdiction.
- La Sardaigne interdit depuis 2017 le prélèvement de sable, galets et coquillages avec des amendes de 500 à 3 000 euros.
- Les contrôles aéroportuaires sont rigoureux : une touriste a été interceptée avec 40 kilos de sable, un autre voyageur amende 1 000 euros pour deux kilos.
- En France aussi, collecter du sable sur une plage est encadré par le Code de l’environnement avec des amendes jusqu’à 1 500 euros.
Une loi de 2017, des contrôles à l’aéroport
Le texte n’est pas resté théorique. Les autorités effectuent des contrôles rigoureux, notamment dans les aéroports et les ports. En mai 2026, selon les douanes italiennes, une touriste française a été interceptée avec 40 kilos de sable fin et de pierres blanches venus de la plage Le Saline, près de Stintino, dans le nord de l’île. Elle risque de 500 à 3 000 euros, et les objets saisis devaient être ramenés sur la plage dans les jours suivants.
Le sable finit donc à la plage, pas dans le carton du contrevenant. Quant à la valise, elle repart plus légère.
Quarante kilos, c’est le poids d’un enfant de dix ans. Mais les petites quantités sont sanctionnées aussi. Un Français a écopé de 1 000 euros après un contrôle à l’aéroport d’Elmas, où des gardes-forestiers ont trouvé deux kilos de sable fin dans une bouteille en plastique. Un touriste napolitain résidant au Royaume-Uni a aussi payé 1 000 euros pour une seule bouteille de sable de la plage de Garulla.
Ces affaires ne sont pas isolées. Durant l’été 2023, les douaniers de l’aéroport de Cagliari ont confisqué plus d’une tonne de sable, de galets et de coquillages dans les bagages des voyageurs. Des panneaux d’information sont installés sur les plages pour prévenir les visiteurs.
Pourquoi un peu de sable pose problème
Les autorités sardes défendent une logique de protection du littoral. Selon elles, ces prélèvements nuisent à l’environnement et compromettent l’entretien d’un littoral qui doit soutenir un tourisme durable. L’argument tient à l’addition : chaque visiteur emporte peu, mais ils sont des millions à passer sur l’île chaque année.
Le calcul est simple. Un flacon par personne, sur une plage très fréquentée, suffit à faire disparaître du sable au fil des étés.
Et en France, que dit la loi ?
Le réflexe « chez nous, ça passe » est trompeur. L’article L321-8 du Code de l’environnement encadre la collecte de sable ou de coquillages, avec des amendes qui peuvent grimper jusqu’à 1 500 euros. Le prélèvement de sable est considéré comme une atteinte au domaine public maritime. Dans les faits, les autorités font souvent preuve de souplesse quand la collecte reste minime, mais rien ne vous y oblige de leur part.
Il existe une exception utile à connaître. On peut collecter le « sable éolien », celui que le vent a déplacé hors de la plage et qu’on trouve sur la chaussée.
Comment garder un souvenir sans risquer l’amende
Pour l’étagère, les solutions légales ne manquent pas. Une photo imprimée et encadrée prend moins de place qu’un flacon. Les magasins de loisirs créatifs vendent du sable de décoration, en général coloré, qui remplit très bien un bocal de verre. Et un flacon acheté en boutique sur place, avec facture, ne pose aucun problème à l’embarquement.
Le sable n’est d’ailleurs pas le seul souvenir de plage à risque. En Espagne, le prélèvement de coquillages, de sable et de galets est interdit par la loi du littoral, avec des amendes pouvant atteindre 3 000 euros, notamment aux Baléares et aux Canaries. La Grèce proscrit aussi la récolte de sable, de galets ou de coquillages. Avant le prochain départ, un rapide coup d’œil à la réglementation locale coûte moins cher qu’un flacon saisi.
Sources : droit-magazine.com | bluewin.ch | lejdd.fr







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